Des fois, j’écris…

11 février 2011

Eve. ‎Les histoires, Jimmy, c’est des rêves que l’on partage. Quand les mots s’envolent, pis que les autres les attrapent, les histoires se reproduisent pis y font des p’tits. Un jour ils prendront des forces pis ils rêveront d’eux-mêmes; ils en parleront aux autres. Moi, Jimmy, j’ai plus peur de personnes, parce que c’est les mots qu’ont pris ma place, pis c’est les autres qui rêvent pour moi. J’me lis dans leurs yeux, j’m'entends dans leurs bouches. J’me suis remis à rêver, Jimmy. Tu te rends compte?

Exercice de futilité

14 juin 2010

Il y a le poker et le strip poker. Ces activités ne feront jamais parties de la seconde catégorie:

  • Dodgeball
  • Scrabble
  • Pinata
  • Casse-tête

A noter que le strip-mimémo peut-être très drôle.

La vie des autres

8 juin 2010

Juste pour vous… Viens d’écrire. Quelques idées pour un début de pièce, je crois.

Emilie. Quand on rentre chez les gens pour la première fois, il y a toujours des odeurs non-familières. Je me souviens, quand je suis rentrer chez Jean la première fois, ca sentait le foin. Chez ma tante, c’était de la lavande. Ma grand-mêre gardait encore une odeur que je n’ai jamais réussit à décrire, c’était une bouteille de parfum qu’elle cachait. Ou encore une odeur corporelle. Quand j’étais petite, je m’amusais a essayer de voir d’où ca provenait. Je fouillais les tiroirs et je vidais les bouteilles.

Jean. Mon père est néologue. De métier. Il travaille à l’office de la langue, à québec. C’est lui qui trouve les mots pour des bidules qu’on doit appeler mais qui portent pas de noms. Ca faisait des drôles de discussions à tables. « T’as une graine sur le philtrum », « Nettoie tes conches. » (Rire.) Des fois on savait plus ce que ca voulait dire, on faisait comme si. Moi et mon frère, on voyait si on pouvait inventer des mots pour le mêler. J’étais le meilleur pour ça.

Emilie. J’ai encore dans la tête toutes ses odeurs qui décrivent les personnes avec qui j’ai vécu. Chez le gros Vincent, ca sentait sa mère. L’odeur du cuir neuf est resté pendant des années chez les Simard quand ils ont acheté leur nouveau divan. Tout le village allait les voir pour sentir.

Jean. Est-ce que quelque chose existe si elle a pas de nom? Quand personne l’appelle? Est-ce que j’existe encore?

Emilie. Chez nous, c’était bizarre. Il y avait plusieurs odeurs. Ca m’arrivait de me promener dans la maison et de trouver une odeur qui me rappelait des souvenirs. Le nounours de mon enfance, qui sentait le linge propre tout le temps. La boîte à musique de ma mère. Elle sentait le vieux bois, avant qu’elle ne la mette au grenier. Des fois, je croyais sentir le parfum que portait mon père, avant qu’il soit parti. C’est comme s’il y était encore.

La première

9 décembre 2009

Ca me fait du bien, il neige. Par contre, on se quête plus sur la rue. Les gens ont froid, et moi je n’ai pas de monnaie.

On se rend compte de ce que l’on a, quand les autres en ont pas. Courage les amis.

Neurone…

1 décembre 2009

Parfois, je ris tout seul, et je trouve ça drôle.

L’heure est grave…

4 mars 2009

Citations de YoursTruly:

Gravity is the sense of feeling that, whatever you do, it is only a part of something bigger. Or was it Destiny?

Je ne ferais peut-être pas un si bon sage (de toute façon, il faudrait que je me trouve une montagne…).

Couplet

19 janvier 2009

C’est un fait connu que lorsque nous observons un fait, nous modifions nous mêmes les phénomènes physiques (si si).
C’est aussi un fait connu que lorsque nous ne regardons pas, les trucs changent; les objets qui ont une masse flotent, les koalas sont carnivores et sous-marins volent. Je l’ai appris moi-même, sans saisir la gravité de la situation…


Vous savez comment j’ai rencontré ma quatrième blonde? Je lui ai fait une cour sans fin (j’étais paysagiste à l’époque)… et quand je lui faisait la discussion ca allait comme suit:
« Vous êtes belle comme quelque chose qui brille. Vos cheveux sentent un truc bon. J’ai le coeur qui bat et des fourmis dans la cuisine. Ton visage est comme une salade dans lequel ya des choses super belles. »

J’ai toujours eu le tour pour parler aux femmes. Elle est tombé raide. Tellement qu’elle se souvenait plus de moi quand elle s’est réveillée à l’hôpital et que j’ai pu lui faire croire que j’étais son copain depuis plusieurs mois.

Ca a duré encore quelques semaines jusqu’à ce que son fiancé prenne des nouvelles…

¡Feliz Navidad!

24 décembre 2008

A tout les lecteurs de Pensées, envers lesquels je m’excuse du manque de mise à jour dernièrement. Si tout ce passe bien dans ma vie, vous aurez plein de nouveaux et joyeux post en 2009 :)

Don

9 décembre 2008

Donner, c’est facile. C’est prendre qui est difficile. Le pouvoir de prendre demande une coopération avec l’autre. L’action démontre un égoïsme. Le regret (ou son manque), un scrupule (ou une absence de scrupule).

Le don, c’est l’oublie de soi. C’est la création, le potentiel. Quand on rend un service, on crée du temps. Quand on fait don d’une idée, on clone la pensée. Quand on donne un cadeau, on partage le bonheur.

Je ne dis pas ça, parce que c’est le temps des Fêtes. L’amour, le simple, c’est un don de soi. Sans attentes.

Et là, faut que je me taisse, je commence à parler comme Paulo Coehlo. ;-)

C’est à la fois très drôle et pas drôle du tout

26 novembre 2008

Un atôme radioactif entre dans un bar protégé des décohérences quantiques environnementales. Le barman lui demande: « Vous voulez une bière ou pas? » L’atôme de répondre: « les deux ».

Pensées pour Erwin.