Les gens parfois m’approchent dans la rue et me disent que je n’ai pas de verbe. Et là, je m’excuse, et je leur dit que je n’ai plus que ça. Voyez-vous, j’ai épuisé mes sujets, et mes compléments ne sont plus très au point non plus.
Quand ils l’entendent, mes sujets me répondent, « mais, pourquoi ne pas écrire une autobiographie. Vous ne manquerez pas de sujet. » Ils ne comprennent pas. Ou peut-être le font-il exprès.
J’ai déjà essayé, voyez-vous. J’ai demandé l’autorisation, parce que je suis un auteur honnête. Il n’a pas voulu. Il m’a dit que je n’étais pas un auteur assez célèbre pour lui, ce dont je conviens. Même si je crois que mon talent d’auteur est à la hauteur de son talent.
Vous me direz, peut-être qu’une autobiographie non-autorisé pourrait fonctionné… mais ca n’a plus de sens.
Les gens ne voient pas tous les efforts que je mets dans mes oeuvres. Ils viennent ici, lisent mon blogue, puis s’en vont navigué sur d’autres internets. Il y a un vrai travail de recherche intensif derrière chacun des posts. Ce n’est pas juste de sottes idées lancé au hazard d’une page. Par exemple, juste ce post-çi m’a mis 3 mois à écrire. C’est du travail artistique! C’est du BlogArt!
Et un vrai artiste est assujetti aux règles de l’art. Et l’art dit[1] d’un sujet qu’il doit accepté avant d’être oeuvré. Et là, je m’exclaffe. Je peine et misère.
Car là est la fatalité de mes posts: chacun m’amène plus loin vers le manque de fond. Et sans fondements, plus d’oeuvre, juste un art triste. Et l’art triste ne crée plus, car l’artiste pleur…
[1] Nota: pas « le lard dont ».