S’élection
septembre 8th, 2008Je ne parle pas souvent de politique, et encore moins lors des élections. Je parle souvent d’idées, de destination. Je fais la politique-phylosophique. Ca ne change pas le monde, mais je me suis rendu compte que mes opinions politiques (plus que toutes autres opinions), les gens s’en foutaient. Quand on rentre dans la discussion, on voit rapidement que ce qui intéresse les québecois, ce n’est pas de partagé des idées, mais de vendre un parti. Et la politique, ce n’est pas un parti. C’est pour moi deux choses différentes.
Alors, les gens qui veulent juste me foutre des opinions par la gueule, sans vouloir savoir ce que j’en pense, ils ne m’intéressent pas. Et du fait, je ne parle presque plus politique, surtout en période électorale.
Naturellement, les français qui me lisent (pas nécessairement en France) ne savent pas de quoi je parle. Il faut voir ici comment la politique se porte pour comprendre que de changer de parti revient souvent à changer un pantalon bleu avec des rayures blanches, contre un pantalon blanc avec des rayures bleues. Les différences entre Harper et Duceppe sont si minces au final (mais exagéré par les missionnaires des partis) que de voter pour l’un ou l’autre n’aura fait qu’un pas de différence, dans 4 ans.
En passant, nous n’avons pas de gauche au Canada. Ceux qui croient que le NPD ou le Bloc sont des partis de gauche ont vachement besoin de relire leurs définitions. Et je les emmerde d’avance.
J’en ai déjà parlé avec Josée et ma mère (pas d’autres, ce qui est marrant quand on y pense). Je crois que la démocratie, c’est le pouvoir au faible. Ou plutôt, aux ignorants. Les gens qui savent ce qu’ils font sont forcément en minorité. De même, la plupart des voteurs ont eu leurs opinions manipulés par les médias ou leurs amis, et n’ont pas l’intelligence (ni l’information) de faire un vote éclairé. Ce qui donne au final que les élections ne sont qu’un vote de popularité, pas une décision sur le futur proche d’une nation.
Alors j’ai pensé à un autre système, une genre de citoyen-ocratie (je l’appelle sociocratie). Ca se base sur le fait que les gens ne sont pas tous capables de faire des décisions. Il devrait y avoir un test (un préalable, une mineure en politique, par exemple) pour décider du sort d’un pays. Après tout, c’est de ça qu’il s’agit. Chacun prends des décisions sur l’avenir d’un pays. Ensuite, on élimine les partis politiques. Chaque loi est décidé par un vote populaire par les citoyens. Ces citoyens peuvent consulter les gens autour d’eux s’ils le veulent. Et le critère d’accès à la citoyenneté devrait être accessible à tous et renouvelable (avec test).
Bien entendu, plusieurs d’entre vous argumenteraient rapidement du fait qu’un tel système est hautement élitiste et qu’il créerait une séparation des castes. Et honnêtement, je suis encore à me demander si ce serait si mal que ça. C’est difficile de voir ce qui est bon pour l’évolution d’une société par rapport à son peuple, toujours d’autant égoïste…





Il me semble que quelqu’un de connu a dit : « La démocratie est le pire des système … mais on a pas trouvé mieux. »
Je pense (car je suis … équipé pour) que ce proverbe résume très bien la pensée que tu développe ici.
Winston Churchill a dit en 1947 à la chambre des communes anglaises que:
A part ca, je vois pas d’où vient la phrase… mais je crois que c’est lui qui l’a dit en premier.